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Blaze, de Stephen King

Blaze de Stephen King

Est-il vraiment mort ?

Quoiqu’il soit décédé en 1985 du « cancer des pseudonymes », Richard Bachman (Running Man, Marche ou Crève) n’en finit pas d’être édité. Après Les Régulateurs en 1996, il nous revient avec un nouveau manuscrit datant de 1973, exhumé d’une bibliothèque du Maine et retravaillé par son ami et alter-ego Stephen King. Assez éloigné des productions habituelles de Bachman, Blaze se veut un hommage aux maîtres du roman noir.

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Da Vinci, c'est tout

Ensemble, c'est tout (Anna Gavalda)

Une petit billet pour vous parler du roman d'Anna Gavalda, Ensemble c'est tout qui a déjà eu le succès qu'il méritait en librairie : pas la peine d'en faire des tonnes, mais quelques mots tout de même, parce que c'est une bonne surprise. J'avais trouvé sympathique, mais sans plus, son recueil de nouvelles (Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part) et lâché au premier tiers son premier roman (Je l'aimais). C'est un roman très sympathique et bien écrit, drôle et émouvant. On rit beaucoup et on ne peut s'attacher à ses personnages. Comme son personnage principal, Camille, jeune artiste peintre paumée, Anna Gavalda a un don pour croquer les gens et les situations, et les rendre avec beaucoup de tendresse et d'humour. Un régal, donc !

Da Vinci Code (Dan Brown)

Donc voilà, comme je suis pas du genre à dire du mal d'un livre juste parce qu'il a du succès, que j'avais déjà eu droit à une bonne surprise, je me suis dit Soyons fous ! et je me suis lancé dans le Da Vinci Code. Et bien, je ne suis pas non plus du genre à dire du mal d'un livre que je n'ai pas lu, alors maintenant, chouette, je peux : c'est une belle daube ! L'écriture est plate, les personnages découpés à la machette, l'intrigue bâtie à la truelle et Dan Brown d'une rare non-subtilité avec ses sabots qu'on voit venir à trente pages. Même le petit plaisir très bernardwerberien d'apprendre plein de choses inutiles est gâché par la maladresse de l'auteur. Au moins l'auteur des Fourmis avait-il eu l'intelligence de les agencer en extraits d'encyclopédie qui dynamisaient le récit et que l'on pouvait sauter à loisir. Ici, Danny ne parvient qu'à plomber le semblant de rythme. Allez, j'admets tout de même que le sujet m'a suffisamment accroché pour que je le lise jusqu'au bout. Si seulement Dan Brown ne se sentait pas obligé d'expliquer sur trois pages ses méga-rebondissements que l'on a devinés dix pages plus tôt !

Ah, tant qu'on y est, petite mise à jour du radio.blog. Rien que du très classique, mais j'écoute ça en boucle en ce moment.

Transparences, de Ayerdhal

Il est sans aucun doute hasardeux d'essayer d'imaginer la personnalité et le physique d'un écrivain à partir de ses livres. Mais le contraire ? En octobre dernier, à l'occasion de la 25ème heure du livre du Mans [1], j'ai eu l'honneur de passer, en tant que bénévole sur un stand, un après-midi en compagnie de quelques auteurs de S.F., dont Ayerdhal. C'est un petit homme, les cheveux longs noués en queue de cheval, sympathique, chalereux, un peu franchouillard, légèrement anarchiste, déconneur quand il raconte qu'il vaut mieux, dans les soirées mondaines, dire qu'on est plombier plutôt qu'auteur de S.F. Quel genre de livres pouvait écrire un type comme ça ? Et bien, pas du tout. Lorsqu'est paru en poche son petit dernier, une fois n'est pas coutume, un polar, je me suis jeté dessus. Son style est froid et précis comme le scalpel d'un chirurgien pour une opération à coeur ouvert. Mais ce n'est pas exactement dans un bloc opératoire que l'on tranche ici à tort et à travers à coup de sabre japonais. Un régal.

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