Une fable écologique
Dès la couverture, La Forêt de Miyori évoque Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki ou Pompoko d’Isao Takahata. Comme ces deux films d’animation, le manga de Hideji Oda met en scène les yokai, personnages comiques et attendrissants (kawai, disent les japonais) à mi-chemin entre le petit animal et l’esprit de la forêt. Autrefois partie intégrante de la culture nippone, puis relégués au rang de superstition lors de la modernisation du japon au XIXème siècle, ils connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt formidable grâce au succès des films de Miyazaki. Ici encore, ils sont associés à la lutte contre l’industrialisation massive et à la protection de la nature, un thème galvaudé mais heureusement traité avec une certaine subtilité.
