C'était vachement chouette
Il y a tout juste trois ans, lorsque je découvrais pour la première fois Watchmen et que j'écrivais, sur ce blog, un billet enflammé
pour vous faire part de mon enthousiasme, je faisais état de rumeurs au
sujet d'une éventuelle adaptation cinématographique (Terry Gilliam et
Daren Aronofksy avaient été pressentis) et je faisais part de mes
inquiétudes à ce sujet. Watchmen était pour moi
l'oeuvre inadaptable par excellence, de par la profondeur de son
propos et la complexité de sa narration (cet article résume bien le problème). J'attendais donc la vision de
Zack Snyder avec une certaine appréhension, voire un certain fatalisme
: je m'attendais à être déçu, pour l'être, en voyant le film, le moins
possible.
A la sortie du cinéma, j'ose affirmer sans crainte que Watchmen est une très bonne adaptation, presque exempte de défauts (j'y reviendrai), selon les critères de qualité que j'applique à ce genre d'exercices (je les définirai). A présent, tout comme Zack Snyder s'est aventuré à adapter l'inadaptable, je vais m'efforcer de défendre l'indéfendable : montrer en quoi, à mon humble avis, Watchmen est une adaptation réussie, envers et contre les fans que j'entendais déjà ruminer avant même la sortie du film.


