Une petit billet pour vous parler du roman d'Anna Gavalda, Ensemble c'est tout qui a déjà eu le succès qu'il méritait en librairie : pas la peine d'en faire des tonnes, mais quelques mots tout de même, parce que c'est une bonne surprise. J'avais trouvé sympathique, mais sans plus, son recueil de nouvelles (Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part) et lâché au premier tiers son premier roman (Je l'aimais). C'est un roman très sympathique et bien écrit, drôle et émouvant. On rit beaucoup et on ne peut s'attacher à ses personnages. Comme son personnage principal, Camille, jeune artiste peintre paumée, Anna Gavalda a un don pour croquer les gens et les situations, et les rendre avec beaucoup de tendresse et d'humour. Un régal, donc !

Donc voilà, comme je suis pas du genre à dire du mal d'un livre juste parce qu'il a du succès, que j'avais déjà eu droit à une bonne surprise, je me suis dit Soyons fous ! et je me suis lancé dans le Da Vinci Code. Et bien, je ne suis pas non plus du genre à dire du mal d'un livre que je n'ai pas lu, alors maintenant, chouette, je peux : c'est une belle daube ! L'écriture est plate, les personnages découpés à la machette, l'intrigue bâtie à la truelle et Dan Brown d'une rare non-subtilité avec ses sabots qu'on voit venir à trente pages. Même le petit plaisir très bernardwerberien d'apprendre plein de choses inutiles est gâché par la maladresse de l'auteur. Au moins l'auteur des Fourmis avait-il eu l'intelligence de les agencer en extraits d'encyclopédie qui dynamisaient le récit et que l'on pouvait sauter à loisir. Ici, Danny ne parvient qu'à plomber le semblant de rythme. Allez, j'admets tout de même que le sujet m'a suffisamment accroché pour que je le lise jusqu'au bout. Si seulement Dan Brown ne se sentait pas obligé d'expliquer sur trois pages ses méga-rebondissements que l'on a devinés dix pages plus tôt !
Ah, tant qu'on y est, petite mise à jour du radio.blog. Rien que du très classique, mais j'écoute ça en boucle en ce moment.