
Si les romans de Robert Charles Wilson ont toujours rencontré un certain succès, c’est surtout son roman Spin (Prix Hugo en 2006 et Grand Prix de l’Imaginaire en 2007) qui a contribué à faire connaître l’auteur canadien au-delà du cercle des aficionados. Pour patienter en attendant Vortex, troisième volume de la trilogie des Hypothétiques et Julian Comstock, attendu en 2011, Denoël Lunes d’Encre nous propose A Travers Temps, roman de 1991 mystérieusement oublié par l’édition française. Robert Charles Wilson s’y intéresse à la question du voyage temporel, thématique qu’il évoquera à nouveau - ou qu’il a déjà abordé, selon notre propre ligne temporelle - dans Les Chronolithes en 2001.
Vous rêvez de lire Philip K. Dick dans la langue mais vous avez peur que votre niveau d’anglais ne vous suffise pas à suivre les élucubrations paranoïaques de l’auteur de Ubik ? Alors cette réédition est faite pour vous ! Pour ceux qui l’ignoreraient, le principe de la collection Folio Bilingue est de proposer la version originale d’un texte, mais aussi sa traduction en vis-à-vis d’une page sur l’autre, ce qui économise les recours fréquents au dictionnaire. On ne peut que se réjouir, bien sûr, de voir deux textes de science-fiction recevoir les honneurs de cette collection très grand public. Et ce, même si c’est visiblement moins la qualité des textes sélectionnés que la notoriété des adaptations qu’on en a tiré qui leur valent les dits honneurs.
Le fait est suffisamment rare pour être souligné : Janua Vera
est un recueil de nouvelles de fantasy. Contrairement à la grande
majorité des parutions actuelles dans le domaine (dont le roman de
Jaworski, Gagner la guerre), où les gros pavés
s’enchaînent, parfois au sein de sagas fleuves qui peuvent dépasser la
dizaine de tomes, Jean-Philippe Jaworski a privilégié ici la forme
courte. Bien que toutes ces nouvelles prennent place dans le même
univers et renvoient les unes aux autres au fil des rappels
historiques, chacune peut se lire indépendamment. Janua Vera
peut, selon la préférence du lecteur, se dévorer comme un livre de
fantasy ou se picorer comme un recueil de contes : dans tous les cas,
Jaworski réussit à déployer un univers cohérent, à poser un décor
crédible, mêlant réalisme historique et merveilleux magique.



